La cuisine et moi : une affaire de famille et de COVID !

Je me rends compte que mes posts sur ce blog sont un peu “random” mais ce n’est pas grave et on ne se refait pas 😉 puisque aujourd’hui je vais vous parler de CUISINE ! C’est quelque chose d’assez particulier dans ma vie et qui prend de plus en plus de place, et puis c’est un bon sujet de rentrée, ça prolonge les vacances et ça change de la tech et de l’IA non ? Les deux actualités qui me poussent à écrire sur ce sujet sont les suivantes : en juin dernier, j’ai pris la décision de démarrer un CAP Cuisine en ligne avec l’Atelier des Chefs (si si, je vous raconte un peu plus bas) et ensuite, quelques semaines plus tard, Paul, un de mes fils qui vient d’avoir 18 ans, a validé son Bac Pro Cuisine à Albert de Mun et vient de décrocher son premier CDI au Bouillon du Coq de Thierry Marx à Saint-Ouen (cool, bravo Polo). Jamais je n’aurais pensé qu’un de mes enfants en ferait son métier (mais c’est super, je suis trop fier). Et à titre perso, je n’aurais jamais pensé que je prendrais autant de plaisir à cuisiner et à monter en compétences pour le faire de façon professionnelle (même si l’idée ce n’est pas d’en faire mon métier hein). Et quand je regarde dans le rétroviseur, mon histoire personnelle ne me prédisposait pas DU TOUT à développer un intérêt pour la cuisine.

Les racines familiales (🐟) et l’histoire de mon parcours culinaire atypique

Dans le cadre de leur activité professionnelle de poissonniers (avec un magasin et des camions qui tournaient dans toute la région), mes parents se sont très vite diversifiés pour offrir des services de traiteur. Donc dès la fin des années 1970 et mes premières années, j’ai été baigné par le commerce alimentaire et la cuisine qui étaient omniprésents dans ma vie quotidienne puisque notre famille vivait dans l’arrière-boutique de la poissonnerie. Notre cuisine familiale était le lieu de nos repas mais aussi et surtout le laboratoire de la préparation des recettes que mes parents commercialisaient dans la boutique et les “tournées”. Dès le matin à l’aube et toute la journée, les poissons au court-bouillon, coquillages et crustacés, huîtres et moules, pains de poissons, mayonnaise, coquilles Saint-Jacques, soupe de poisson… les odeurs et les saveurs étaient partie intégrante de mon quotidien. Je n’étais à l’époque pas très “client” du poisson et pas plus des légumes (je préférais la viande) et l’idée de “faire la cuisine” était très loin de mes préoccupations. De par leur génération, leur terroir (le Poitou) et leur profession, mes parents m’ont élevé dans les choses simples et bonnes des plaisirs de la table : produits sains, locaux (souvent du jardin ou du champ de leurs amis) avec le “fait-maison” comme mode de préparation unique. Étudiant, ça s’est dégradé considérablement car mes parents n’étaient plus là pour me faire “bien manger” et donc je partageais mes repas avec mes proches à base de croque-madame frites mayonnaise, de crêpes (car je servais dans un restaurant pendant mes études à Sc Po Toulouse) et de charcuteries et de tapas quand on jouait à l’extérieur, et à domicile c’était les 🍕, les pâtes et les boîtes de cassoulet, de paella, etc. Marié, puis re-marié, ce n’était plutôt pas moi qui cuisinais, ou de manière marginale, et j’affectionnais plutôt les restaurants ou les livraisons à domicile (#flemme), ou alors uniquement certains plats pas du tout équilibrés mais qui ont fait ma popularité auprès de mes enfants : crêpes Knacki Vache Qui Rit, plats ultra-transformés et moulte quiche-lorraine ultra fromagées avec des lardons, des pâtes et des ingrédients industriels.

🍽️ Le COVID m’a sauvé et mon fils Paul a fini de me convertir

Cela a duré comme ça… jusqu’au premier confinement du COVID où je me suis retrouvé, comme nous tous, cloîtré à Paris, avec ma femme en première ligne au front (médecin en SSR en Seine-Saint-Denis #ouch), et moi en deuxième ligne à la maison à faire le soutien scolaire des enfants et la logistique. Et là, parce que ça m’occupe et que ça me déstresse, parce que Madame adore manger et les bonnes choses en général mais que là, en pleine “guerre contre le virus”, ça me permettait de me sentir moins impuissant et que ça l’aidait et la réconfortait quand elle rentrait tous les soirs épuisée en pleurant, je me suis mis à cuisiner, des trucs simples et efficaces. Et de fil en aiguille, je me suis mis à prendre du plaisir, à varier les plats, à apprendre certains gestes, à m’équiper du minimum de matériel… et c’est grâce au coronavirus que j’ai attrapé le virus de la cuisine ! Depuis, quand je suis à Paris, je cuisine pour mes enfants (ados) qui auraient sans ça le régime alimentaire que j’avais à leur âge ; et quand je suis à Carcassonne, je cuisine pour ma femme et ses/notre enfants. Bien sûr, il y a parfois quelques livraisons, et souvent des restaurants quand la #flemme me prend ou que la charge de travail ne permet pas de trouver l’énergie pour cuisiner, mais globalement maintenant mon quotidien est fait d’approvisionnements (je fais les courses) et de transformation en plats (je cuisine), et c’est très cool, j’adore. Alors, quand mon fils Paul a arrêté son lycée en filière générale pour bifurquer vers un lycée professionnel en section cuisine, non seulement je l’ai soutenu, mais j’ai commencé à développer des complicités et des compétences à son contact. Jusqu’à ce que je décide de l’imiter en m’inscrivant en CAP Cuisine en ligne sur l’Atelier des Chefs !

Nouveaux défis : un CAP Cuisine à l’Atelier des Chefs et plein de plaisirs sains au quotidien

Maintenant, plus de plaisanteries 🔪 : j’apprends les gestes, la théorie, le métier de commis de cuisine ! Pas de pression car je ne veux pas en faire mon job, et surtout j’adore apprendre. Ce n’est pas un hasard si j’ai cofondé Simplon, été intervenant au CELSA et si je fais des formations à l’IA (je vous les conseille d’ailleurs lol) : la pédagogie et la transmission me passionnent et J’ADORE APPRENDRE. Je lis des dizaines de livres par mois depuis des dizaines d’années, je consomme beaucoup de médias, ma curiosité est insatiable et mes sujets de prédilection sont très divers (la tech, l’impact mais aussi le yoga, l’astrophysique et l’astronomie, le développement personnel, etc.). Quand j’aime un sujet, je dévore tous les livres écrits sur le sujet, je veux tout savoir, tout comprendre. Et donc en 2023 et en 2024, je me suis mis à me former à l’IA un peu sérieusement : j’ai accumulé des dizaines de certifications en ligne sur le sujet (voir ici) et passé avec d’autres participants du monde entier un certificat de 8 semaines au MIT à la croisée du département “business” (la Sloan Management School) et du laboratoire tech spécialisé sur l’IA (le CSAIL). Et donc pour la cuisine, c’est pareil : je veux connaître et comprendre les bases, maîtriser les gestes, identifier les mécanismes qui sont à l’œuvre derrière ce métier génial mais très différent selon le lieu et l’univers dans lequel il se déploie.

I 🫶 cuisine and cuisine is 🫶

🍴 Mais bon, le fond de l’histoire c’est que la cuisine c’est une technologie de diversion (je ne pense plus à rien quand je cuisine) et de transmission d’amour à grande échelle (parfois je me dis que ce n’est que cela). La cuisine c’est une science multidisciplinaire entre la chimie et la physique mais aussi un artisanat et un art. C’est un métier mais surtout une passion dévorante (lol) qui renforce son lien aux autres (famille, ami-e-s, relations) et à soi, car on ne le répétera jamais assez : l’alimentation est notre première médecine ! La base de notre bien-être et de notre santé à court, moyen et long terme. Ce que j’aime, c’est que c’est aussi une école d’humilité (comme le yoga, le sport et plein d’autres activités), qu’on a toujours des choses à apprendre, que rien n’est acquis, que le produit est la base de tout et une grande partie de la clé du résultat final. C’est une discipline du quotidien, un lien fort à l’essentiel, au convivial et bien sûr je ne prendrai pas la grosse tête. En plus, quand on a des “viandards” (Paul, Félix, Jules, Loucas) et des vegan/flexitariens à forte tendance “veg” (Inès, Géraldine, bibi) : ça oblige à être créatif et multi-plats. Mais que ce soit bien clair hein : le “Chef” 👨‍🍳 ce sera peut-être mon fils s’il continue à bien bosser (là il est au Bouillon du Coq de Thierry Marx à Saint-Ouen) et s’il le souhaite (il s’est acheté le magnifique livre “Imprégnations” d’Anne-Sophie Pic), ça ferait un autre « Paul B » dans le landerneau de la cuisine lol. Quant à moi, je suis juste et tout simplement une personne qui cuisine, pour les siens et pour lui, et qui utilise ChatGPT, le web et https://chefsimon.com/ sans modération. Donc il se peut que je revienne sur mon apprentissage (en ligne avec l’Atelier des Chefs, et en vrai) et mon avancement dans ce cursus de CAP Cuisine, peut-être pas ici (quoique) mais plutôt sur mes autres réseaux sociaux (Facebook/Insta). Je “mange” de la théorie et j’apprends plein de choses sur les aliments, les techniques et l’histoire de la cuisine. Je fais mes gammes et je me frotte aux basiques de la cuisine qui sont demandés dans le cadre de l’examen. Et j’ai des activités culinaires extra-scolaires que ma vie quotidienne de cuistot familial au fil des saisons, des envies et des idées que je glane.

👨‍🍳 “C’est moi qui l’ai fait” 😉

Dans un autre article, je vous raconterai d’autres épiphanies et d’autres rédemptions que j’ai pu réaliser et qui sont comparables à ma “conversion” à la cuisine, mais pour l’heure et pour conclure, voici quelques exemples de choses que j’ai pu faire ces dernières semaines pour vous donner l’eau à la bouche et vous inviter à me partager vos expériences, vos recettes et votre relation à la cuisine :

  • Un risotto aux fèves fraîches de Sisi et aux morilles
  • Des bons pains (complets, avec des farines variées, avec mon levain, etc)
  • Un tian de légumes du soleil
  • Une lotte rôtie aux herbes avec une purée de patate douce
  • Une tapenade maison bien dosée
  • Une tarte aux fraises avec une pâte sablée et une crème diplomate
  • Des financiers aux amandes, des marbrés, des pancakes pour les goûters
  • Des vraies bonnes lasagnes végétariennes
  • Un vrai gratin dauphinois
  • Une vraie ratatouille avec un vrai concassé de tomates
  • Des curry de légumes, des dahls, des plats végétariens savoureux
  • Une tourte avec les restes du poulet et une pâte à l’huile niçoise
  • Avec les mûres du lac de la Cavayère à Carcassonne : des muffins et des tartes (avec un confit de mûres en base)
  • Une moussaka dans les règles de l’art

Vive la cuisine et la passion d’apprendre (et de transmettre) !

#miam

Tim Ferriss sort de ce corps ;-)

Ah ah ah j’ai eu un call avec une personne cette semaine qui m’a dit qu’elle avait entendu parlé de moi la première fois en écoutant ce podcast que j’ai fait pour la super dream team de Ticket For Change et que j’ai remis ci-dessous :

Au-delà du fait que ce podcast a été enregistré au début de Simplon et donc que c’est drôle de voir le chemin qu’on a parcouru depuis (on avait 4 ans et demi, 35 écoles, 1000 personnes par an, 90 salariés) et que l’interview a été réalisée à Station F quand on avait quelques bureaux là bas, les enjeux et les thèmes que je développe n’ont, eux, pas trop changé depuis ces dernières années. Je suis toujours à la recherche des meilleurs moyens, outils et solutions pour être super productif et – en même temps comme dirait l’autre – respecter mon équilibre vie pro/vie perso, passer du temps avec ma femme, mes proches, nos 5 enfants.

Parfois je me dis que ça aurait du sens que je partage mes trucs et astuces, mes outils et que je rende compte des choses que j’ai essayé et qui n’ont pas marché, etc. D’autant que j’ai exploré de nouvelles méthodologies, de nouveaux moyens de gérer le temps et les tâches, que les apports de l’IA et de l’IA générative sont déterminants pour gagner du temps, mieux comprendre et apprendre… Et puis c’est pas comme si j’avais pas également beaucoup avancé sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène de vie aussi. Depuis l’époque du podcast cité plus hait, j’ai modifié mes routines, j’en ai ajouté de nouvelles, j’ai complètement arrêté l’alcool depuis 5 ans (révolutionnaire comme impact), j’ai stoppé deux ou trois autres addictions délétères qui me pourrissaient l’existence, bossé sur ma nutrition, mon activité physique…

Peut être que je vais partager tout ça, ou pas, mais si je le fais il faut que je trouve le bon format, le bon média et le bon ton car je ne veux donner de leçons à personne, ni laisser penser que je suis une machine de guerre qui maîtrise tout, je ne suis ni Tim Ferriss, ni le bon Dr. Andrew Huberman, ni un guru du développement personnel. Juste une personne qui cherche sa voie et son chemin de vie et qui met tout en œuvre pour être efficace, efficient et profiter un maximum de son temps sur Terre car une chose est sûre : la vie est courte donc autant ne pas la gâcher !

Me revoilà encore… mais pas pareil ;-)

Eh eh, et oui…

Une fois n’est pas coutume, je réactive à nouveau ce blog – inactif depuis 2018. C’est une seconde résurrection en plus car j’avais déjà fait une pause auparavant. A chaque fois c’est la même histoire : parce que je ressens le besoin de prendre la plume (et peut-être plus si affinités #podcast #teasing) et parce que j’en prends le temps. En plus de LinkedIn où je publie encore, notamment via ma newsletter GrEEK pour GEEK mais RESPONSABLE dont vous retrouverez les numéros ici), j’ai envie à nouveau d’un espace de liberté, qui m’appartienne complètement, pour me lâcher. Car pour l’instant je me livre plutôt quand j’ai le temps dans des interviews ou des podcasts (comme ici avec Alexandre Mars).

C’est drôle de relire les derniers articles de ce blog car ils « figent » l’état d’esprit que j’avais en 2018 au plus fort de la croissance de Simplon mais comme tout va toujours très vite de mon côté et du côté de Simplon, les choses sont maintenant très différentes. Simplon va bien (mieux en fait, la phase « économie sociale et suicidaire » est enfin terminée), se déploie grâce à ses équipes au top et à ses partenaires dans 30 pays dont la majorité sont en Afrique, ses programmes sont puissants et de qualité en France, sa proposition de valeur évolue en suivant les besoins des entreprises, au gré des partenariats, des financements et des opportunités…

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J’ai demandé à Midjourney de transformer une de mes photos en personnage de cartoon 😉

Une solide équipe de direction est en place et cela me permet enfin de pouvoir me concentrer sur nos grands partenaires (sans qui rien ne serait possible), sur l’international (l’avenir de Simplon), sur la Simplon Foundation (le numérique d’intérêt général et responsable) et sur d’autres activités ponctuelles (par exemple en ce moment je suis à fond sur les IA génératives, les LLMs, ChatGPT et Midjourney et je propose des formations sur le sujet regardez ). L’idée c’est aussi de passer un peu plus de temps avec mes ami-es (j’en ai très peu et je les vois trop peu), mes 2+2+1 enfants et surtout avec la femme qui transfigure ma vie depuis 35 ans (ça nous rajeunit pas comme ne le montre pas la photo ci-dessous).

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Mais attention, je reviens pas pareil qu’en 2018. Je suis beaucoup beaucoup beaucoup plus détendu. J’ai complètement arrêté l’alcool depuis 5 ans (je vais y revenir ici bientôt) et aussi le sucre transformé. Je fais du sport très régulièrement et je me couche avant mes enfants qui disent même, et mes amis aussi, que je suis presque devenu un moine, limite un peu barbant, lol). Et ce nouveau « moi » a très envie de partager plein de choses, très envie de continuer à défendre le numérique comme levier pour changer positivement les choses et la vie des gens (mais sans tomber dans le solutionnisme et sans occulter ses impacts négatifs) et aussi très envie de raconter ce que j’ai appris ces dernières années en travaillant (sur Simplon et sur moi) et en lisant (toujours énormément).

Donc me revoilà, mais pas pareil que la dernière fois, attendez-vous à ce que ça envoie du lourd (ça doit être la crise de la cinquantaine lol)…

A bientôt

Ma pomme et les médias

On le sait ou c’est pas dur à deviner mais oui les médias et la com c’est mon truc…

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C’était ma spécialité à Sc Po Toulouse – la com et les médias – normal j’y étais rentré pour être journaliste (de guerre) ! Ensuite, j’ai fait au moins 15 ans d’agences de com (DDB, Publicis, Weber Shandwick/McCann) et aussi de freelancing dans ce secteur (TBWA, etc). J’ai occupé plein de postes et fonctions différentes (RP, chef de projet, com de crise, planning stratégique, conseil, digital, fundraising, etc) et j’ai même cofondé une agence de com responsable qui va bientôt fêter ses 10 ans (l’Agence LIMITE, que je recommande toujours plus que jamais) donc forcément ça laisse des traces 😉

Le truc c’est qu’avant j’étais payé ou je gagnais ma vie pour faire passer mes clients dans les médias, mais là depuis Simplon le client unique, c’est moi et donc quand on ajoute un beau projet, qui coche bien toutes les cases médiatiques, une aventure entrepreneuriale effrénée et un président qui connait bien la musique et qui est visible : on a une médiatisation très importante de Simplon et de ma pomme, depuis plus de 5 ans. je m’en rends compte parfois quand je poste les retombées presse de Simplon et mes interviews sur Facebook et ailleurs : ça doit être agaçant et les gens doivent se dire que je passe ma vie à faire ça, que je suis partout, que les médias sont vraiment pas ouvert au changement et que ça me branche à fond de faire tout ça. Là dedans il y a du vrai, du moins vrai et du faux donc ce post est dédié à en parler.

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D’abord la couverture médiatique de Simplon est très importante pour Simplon. Pour son modèle économique car la réputation de Simplon attire les partenaires, les sponsors et les mécènes et qu’une fois qu’on fait des trucs super avec eux, on peut en parler souvent dans nos interviews, ça les valorise et c’est bien le minimum qu’on leur doit, ce surtout que bien entendu – et il faudrait être peu perspicace pour le penser – ils ne font pas ça pour ça/pour avoir de la com, sinon je pense qu’ils feraient autre chose…

Mais tout ça, la médiatisation, etc c’est surtout très important pour que les gens nous découvrent et candidatent (sinon on serait uniquement alimentés par es prescripteurs type Pôle Emploi, le bouche à oreille ou les réunions d’information qu’on organise dans les territoires et donc on raterait plein de gens ce qui serait dommage, et je pense que plus de 50% des candidats de Simplon viennent des médias). c’est important aussi pour les gens qu’on forme car les employeurs connaissent Simplon et donc ils se disent (et ils ont raison) que c’est une formation de qualité et donc les Simplonien•ne•s ont avec eux, en plus de leur talent et des compétences qu’ils ont acquises chez nous, le soutien de la notoriété de Simplon dans leurs entretiens d’embauche et ça c’est cool.

Par exemple, et j’ai eu du mal à le croire vraiment mais à force de l’entendre, ce documentaire sur nous a généré des centaines, voire de milliers de candidatures de Simplonien•ne•s, ce alors même qu’il a été diffusé sur Public Sénat et la Chaîne Parlementaire dans le cadre de la série « C’est vous la France » tournée en amont de la présidentielle, et ce n’est pas ce qu’on attend comme consommation médiatique de la part de chômeurs, de décrocheurs scolaires, de personnes des quartiers, etc alors que pourtant si 😉 ça vraiment été un aspirateur à candidats, et aussi un bel outil pour expliquer ce qu’on fait à nos parties prenantes, donc le revoilà :

Donc voilà, c’est pour ça surtout que je passe ma vie dans les médias, parce que c’tait mon métier d’avant, parce que ça défend super bien ce qu’on fait aux yeux du monde, que ça nous attire des candidats, que ça renforce l’employabilité de nos apprenants, et oui aussi parce que quand on est « un bon client » qui connait bien les médias, les règles du jeu et qu’on sait bien exploiter les résonances médiatiques, l’actualité, etc et bien oui, c’est vrai, les belles histoires et les bons clients se refilent entre journalistes, on les rappelle quand on veut des infos et que moi je leur réponds toujours, rapidement, et je les aide, pas forcément pour qu’ils parlent à nouveau de Simplon, mais souvent ils le font, c’est comme ça…

C’est ça qui fait aussi, en plus du succès et de l’impact de Simplon, qu’on est choisis pour « passer à la TV » comme ce fut le cas la semaine dernière pour les BFM Awards :

Et puis quand on est comme moi et qu’on a le « truth based storytelling » dans la peau, qu’on dit toujours la vérité, comme les quelques articles ci dessous dont le dernier est un podcast « écoutable » et retranscrit ci-dessous et qui contient un bon exemple de transparence dans les réponses.

frederic-bardeau-simplon
https://lentrepreneurenvous.com/frederic-bardeau-simplon/

Et parfois c’est même trop transparent, être spontané et soit même, ne pas cacher pas les trucs sous le tapis, être est passionné et honnête ça se sent, les journalistes le sentent… mais parfois ça se retourne contre moi comme ça a été le cas quand on a annoncé notre 2ème levée de fonds avec dans Les Echos avec – sous la plume de Florian Debès que j’a connu au moment de la sortie de mon premier livre sur Anonymous – ce titre redoutable « Simplon lève 4,75 millions et sauve sa trésorerie » (imaginez la tête de nos investisseurs), Ou là encore quand Socialter et Côme Bastin nous égratigne et me prend au mot : « La croissance folle de Simplon » (…) « La « fabrique » serait-elle devenue une usine ? » (…) « le buzz autour du projet a pu faire des déçus » (…) « Des ratés, Frédéric Bardeau en concède volontiers. « On a essaimé trop vite et fait toutes les conneries imaginables. » .

Donc voilà, c’est bien de faire le malin mais parfois on le paye, et puis ça laisse des traces, genre là c’est une vidéo de juin 2013 donc vraiment vraiment au tout début de Simplon et ça pardonne pas lol mais ça rappelle d’où l’on vient pour toujours :

Mais je regrette rien et je confirme que c’est plus fort que moi, et que c’est bien pour Simplon mais pas que pour Simplon : je pense d’ailleurs à faire des ateliers pour aider d’autres entrepreneurs sociaux à mieux parler d’eux mêmes et de leurs projets, à être plus à l’aise et parfois moins « mauvais » alors que ce qu’il-elle font c’est super, j’en avais parlé avec Laure Drévillon de OneHeart, on le fera peut être… et c’est pas réservé aux porteurs de projets d’innovation sociales, aux ONG et au secteur non marchand car il y a des responsables RSE, de Fondation, d’entreprises prestigieuses, des politiques aussi ils feraient bien de bosser leur mediatraining, d’être plus eux-elles mêmes, de dire plus la vérité, etc ça se sentirait, ça se verrait et ça irait complètement différemment : mieux !

Voilà, si ça vous plait partagez, si vous vous réagir vous pouvez aussi, et si vous voulez un mediatraining, vous aurez pas de mal à trouver mon email mais il faudra faire un don à la Fondation Simplon en contrepartie 😉

N’ayez pas peur, ne soyez pas jaloux et ne souhaitez pas l’échec de Simplon

« Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout. » Jules Claretie

Ces derniers temps, le « buzz » est là, encore plus fort que les premières rumeurs qui étaient déjà arrivées à nos oreilles : « ils vont pas y arriver (…) c’est le dernier truc à la mode (…) ils se dispersent trop (…) l’explosion en vol est un vrai risque (…) ils raflent tout c’est pas normal (…) ils ont rien inventé après tout on était là avant eux (…) c’est beaucoup de communication pas beaucoup d’action (…). »
Et comme face à tout ça, le sentiment d’injustice le dispute à celui de la colère, car nous ne ménageons pas nos efforts, j’ai ressenti le besoin d’écrire ce texte, afin que les choses soient enfin dites et écrites, et que peut être certains arrêtent de se cacher derrière leur petit doigt, que chacun prenne ses responsabilités, au moins autant que nous, Simplon, nous prenons les nôtres.

Du côté des pouvoirs publics, de certaines collectivités ou organisations présentes sur le terrain, mais aussi chez certains grands comptes partenaires de Simplon ou réfléchissant à l’être, le doute s’installe et les questions se font de plus en plus pressantes, à mesure que 2016 arrive et qu’elle verra le déploiement national :
  • de la démarche « Grande école du numérique » pour laquelle Simplon et ses partenaires sollicitent un soutien très important pour couvrir le territoire de « fabriques sociales numériques » au service des demandeurs d’emploi
  • du programme « CAPPRIO » financé par les Investissements d’Avenir et où Simplon est chef de file d’un consortium qui réunit les Petits Débrouillards, OpenClassrooms, Universcience et Cap Digital pour faire pendant les 2 prochaines années la promotion du code et du numérique « en priorité dans les quartiers prioritaires »

Il est vrai que le développement fulgurant de Simplon peut interroger, faire peur, provoquer des jalousies et donc générer des réactions peu bienveillantes de la part de structures qui nous jugent trop ambitieux ou trop présents dans les médias et dans les Ministères, d’homologues de Simplon quelque peu aigris car « ils étaient là avant » ou parce qu’ils ont démarré avec nous et qu’ils ont pris ensuite leur envol (ce qui est normal, on leur souhaite bonne chance et d’avoir moins de critiques que nous) ou encore d’organisations qui auraient voulu faire ce qu’on fait, aussi massivement qu’on le fait et fédérer autour d’eux l’intérêt et l’adhésion comme nous le faisons…

Mais qu’ils se rassurent et vous aussi, nous continuerons de les considérer tous comme des partenaires et non des « concurrents » ou des « ennemis » : c’est notre côté Bisounours… Et la « Grande école du numérique » c’est un mouvement, comme celui du code en périscolaire ou à l’école, et nous sommes un moteur de ce mouvement, nous ne nous revendiquons pas propriétaire de ce mouvement, mais nous faisons bien plus que l’accompagner, nous y travaillons tous les jours avec la volonté de le démultiplier le plus largement possible.

Car il est important que tout le monde sache que notre croissance et notre succès sont du à un travail de titan qui ne doit rien à la facilité ou à des complaisances, qu’avec tout ça nous habite au quotidien la pression, les galères, les risques et donc l’humilité et la responsabilité.

En effet Simplon et ses équipes travaillent d’arrache pied pour mettre en place un modèle pérenne à fort impact social et c’est à eux que je pense, et à tous les Simplonien(ne)s qui sont déjà passé par nos formations quand j’entends qu’on nous critique, qu’on souhaite sans l’avouer clairement notre échec en adressant des mises en garde ou en colportant des médisances ou des rumeurs infondées, ce au moment même où nous allons changer d’échelle et pouvoir prouver que ce mouvement qui nous porte et qui nous dépasse va enfin aboutir.

Car en à peine 3 ans, à partir de rien, Simplon est effectivement devenu un acteur incontournable de ce que nous appelons « le numérique inclusif » (peu être que certains le disaient avant et donc qu’on a pas le droit de le défendre mais tant pis) en étant tout à la fois :
  • engagé et militant autant au sein de la French Tech et de France Digitale, que du MOUVES ou des acteurs du Social Good : pour défendre un numérique en faveur de l’inclusion, de l’insertion, de la mixité et de l’innovation sociale
  • partenaire des pouvoirs publics – La France S’Engage, les Ministères du Numérique, de l’Education Nationale, du Travail, de la Ville et de la Jeunesse, du Développement et de la Francophonie, de l’ESS – mais aussi des des territoires qui nous passionnent car nous y sommes implantés ou en cours d’implantation, des startups et des grands comptes aux côtés desquels nos Simplonien(ne)s apprennent et grandissent, des acteurs de l’emploi et de l’insertion comme Pôle Emploi, les missions locales et les OPCA…
  • en plaidoyer permanent sur le plan théorique car présent aux côtés des réflexions du Conseil National du Numérique, publiant un ouvrage sur la démocratisation de l’apprentissage du code (« Lire, écrire, compter, coder ») pour alimenter les débats et les décisions à ce sujet, intervenant dans de nombreuses conférences et événements pour porter haut et fort que le numérique est un levier formidable pour créer des emplois pour ceux qui décrochent du système scolaire, pour celles et ceux qui n’en ont pas ou doivent se reconvertir

Pour faire cela, Simplon a du innover juridiquement, économiquement, pédagogiquement, utiliser tous les leviers possibles – y compris médiatiques et politiques – pour avancer et personne ne peut contester que son exemple n’a pas permis de faire avancer certaines causes, d’autres acteurs, bouger certaines lignes et accélérer certaines décisions politiques.

Car bien sûr que oui, les temps sont propices, le moment était venu et « l’alignement des planètes » est là, maintenant, bien sûr que oui d’autres faisaient avant nous et font aussi, mais il faut être honnête et très clair : Simplon a la certitude d’avoir fait plus que ce qui relevait uniquement de sa responsabilité pour faire avancer les choses, plus que joué « pour lui seul » mais plutôt obtenu des moyens permettant à d’autres et à tous de contribuer.

Qui peut dire que Simplon ne l’a pas aidé à faire des choses, qui peut dire que Simplon ne publie pas sur ses réseaux sociaux les bonnes nouvelles des autres, qui peut dire que Simplon ne propose par son expertise, sa valeur ajoutée et son soutien gratuitement, sans rien attendre en retour, à des personnes, des organisations et même des structures qui l’instrumentalisent, le critiquent ou visent les mêmes financements publics ou privés qu’eux.

Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs, ou des jaloux.

Pour avoir de l’impact, oui il a fallu grossir vite et donc créer 38 emplois, oui il a fallu agir tous azimuts et donner l’impression de faire « trop » ou « trop de choses » mais le résultat est là, devant nous :
  • 162 personnes formées trouvant un job ou créant leur propre emploi à 80% dans les 3 mois après leur sortie de Simplon
  • 11 écoles ouvertes et bientôt plus de 30 partout sur le territoire (quartiers, ruralité, DOM TOM, Roumanie, Afrique…)
  • des dizaines de milliers de jeunes sensibilisés au code dans 18 pays avec l’Africa Code Week et des milliers en France avec la Code Week européenne et Hour of Code
  • des dizaines d’applications créées par Simplon Prod et par les Simplonien(ne)s
  • Simplonline notre FOAD et ses milliers d’inscrits…

C’est pas rien non ?

Vous n’imaginez pas ce que tout ça a demandé, demande encore et va encore plus demander en 20016 comme sacrifices… Pour les équipes de Simplon, pour ses fondateurs et pour moi aussi (pas surtout)… Ces semaines de 60/90 heures, ces moments volés sur nos vies personnelles, tout ce temps que nous ne passons pas avec nos conjoint(e)s, avec nos enfants : c’est pour cela que c’est insupportable d’entendre les mauvaises langues ou celles et ceux qui les écoutent ou nous les rapportent pour nous prévenir… Mais nous le faisons avec plaisir, galvanisé par la certitude que nous faisons quelque chose de bien, d’utile…

Et en plus – ça va sans dire mais ça mieux en le rappelant – tout ça n’a pas pour but d’enrichir Simplon qui a fait des pertes depuis sa création et sur ses 2 premiers (sur 2) exercices comptables. Ni même ses salariés qui ne sont pas grassement payés avec de l’argent public comme on a pu l’entendre et encore moins ses actionnaires car si par bonheur nous faisions un jour des résultats : ils seraient immédiatement réinvestis dans le projet et notre agrément ESUS implique qu’aucun dividende ne soit versé, de la même manière qu’il implique une lucrativité limitée et un écart de salaire maximal entre le plus grand et le plus petit.

Donc c’est quoi le problème avec nous ?

Bah oui car si on réfléchit bien :
  • Pourquoi choisir un modèle d’essaimage à dissémination souple où l’on fait du sur mesure avec des porteurs de projets locaux tous différents (mission locale, GRETA, école d’ingénieur, CCI, agglomération, organisme de formation, entreprise, association, SCIC…) en créant des emplois locaux et en nous adaptant notre formation et notre recrutement à la configuration spécifique du territoire ? On pourrait faire des vraies franchises…
  • Pourquoi vouloir aller ou rester à Clichy sous Bois, Trappes, Sarcelles, dans les quartiers Nord de Marseille, à Villeurbanne, à Lunel, Roubaix mais aussi dans les zones paumées de nos campagnes, ou dans les DOM TOM avec des formations qualifiantes dont le modèle économique est très difficile à trouver ? On pourrait faire le même travail des organismes de formation traditionnels…
  • Pourquoi toujours tenter d’aller plus loin dans les publics bénéficiaires (les réfugiés avec SINGA, les prisons, les migrants et les mères célibataires) ? On pourrait se concentrer sur les publics les plus près de l’emploi et les moins débutants…
  • Pourquoi s’escrimer à défendre la cause des filles dans les métiers techniques du numérique alors qu’il serait simple de rester au mieux dans le cosmétique (pas beaucoup des filles) ou au pire dans le « gender washing » ?
  • Pourquoi créer une Fondation Simplon abritée par FACE reconnue d’utilité publique dont les actions seront obligatoirement tournée vers l’intérêt général et donc pas vers l’amélioration du modèle économique de Simplon ?

Hein ? Pourquoi faire tout ça ?

Pour tirer la couverture à nous alors que c’est parfois et même souvent risqué car innovant ou sans précédent ? Pour empêcher d’autres de le faire alors qu’on demande qu’à être rejoins et à faire à plusieurs ?

Car si on résume, la première vraie question c’est : pourquoi Simplon fait tout ça ? Pourquoi cette ambition, cette vitesse et cette volonté d’impact ?

Pour l’impact uniquement, bien entendu, et parce que c’est passionnant autant qu’important, pas pour nous pour pour les bénéficiaires, les territoires, les partenaires, notre pays, l’Afrique, le monde…

Alors l’autre question inévitable c’est : qui a peur ou qui est jaloux de nous, et qui souhaite l’échec de Simplon, et pourquoi ? Ca je vous laisse y répondre car c’est évident, l’humain est comme ça, les financeurs doivent choisir et donc instrumentalisent parfois les différences, attisent les jalousies ou les relayent au lieu de rassembler les forces, les territoires préfèrent des acteurs locaux mais nous aussi, car ce sont nos meilleurs partenaires, ils le sont dans plusieurs dizaines de territoires…

Mais en tous cas deux choses sont certaines :
  • on va réussir à faire ce qu’on a dit : nous allons donner raison à toutes les structures publiques, privées, non marchandes, aux porteurs de projets d’essaimage Simplon, à nos actionnaires et à nos parties prenantes qui nous font confiance. Nous allons monter le plus grand réseau de fabriques numériques et porter haut et fort les couleurs de la « Grande Ecole du Numérique », si nous et nos porteurs de projets sont labellisés. Que personne ne s’inquiète outre mesure, nous trouverons les formateurs et formatrices pour nos écoles, car nous les avons toujours trouvés et nous avons 11 fabriques en ce moment. Nous aurons la trésorerie pour absorber plusieurs dizaines de projets en même temps car nos banquiers, nos actionnaires et nos clients nous soutiennent. A la sortie, nous allons insérer tous les Simplonien(ne)s. Parallèlement, nous allons continuer sur le publics des enfants et des jeunes aussi, poursuivre notre effort pour digitaliser l’innovation sociale et mettre du social dans le digital : tout ça c’est certain, on y travaille depuis des mois, on a l’équipe qu’il faut, on s’en donne les moyens et beaucoup de gens nous aident et vont continuer à le faire…
  • on va pas s’arrêter là : ce n’est que le début, nous allons aller encore plus loin et construire une véritable « licorne de l’ESS numérique » pour avoir l’impact le plus grand et le plus durable possible sur nos publics, avec les territoires, avec les entreprises et les pouvoirs publics. Car c’est cette ambition, cette capacité à prendre des risques et à faire plus vite et plus fort qui est importante et qui devrait être saluée et encouragée au lieu d’être critiquée. Donc préparez vous à continuer à entendre parler de nous, et dites vous bien que l’horizon de Simplon ce n’est pas la formation professionnelle ou l’insertion, ni même le rêve d’une SSII solidaire qui pousserait la transformation digitale et l’impact des acteurs de l’innovation sociale, ni même l’éducation numérique ou au numérique pour remettre en marche l’ascenseur social : c’est tout ça bien sûr, et bien plus…

Donc n’ayez pas peur, ne soyez pas jaloux et ne souhaitez pas l’échec de Simplon, plutôt soutenez nous, participez à nos côtés à changer les choses et demandez nous ce qu’on peut faire pour vous, pour vous aider, pour mutualiser, pour faire des synergies et des fronts communs, parce que c’est ça qu’on veut faire, parce qu’il n’y a que les résultat qui compte, l’impact social : alors on s’unit et on travaille ensemble ? Ce serait super non ?

Allez bisous !

Fier d’être Fellow @AshokaFrance promotion 2015

Après un processus de sélection aussi exigent que stimulant qui a vu sa fin marquée par la validation du board international du réseau Ashoka, c’est avec fierté que j’ai reçu mon « bonsaï » – symbole du mouvement – et que j’ai donc rejoins cette « famille » comme aime à le dire son Directeur Europe Arnaud Mourot.

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Soirée mémorable, suivie d’un week-end d’intégration dans le local de Simplon à Lyon : l’occasion de rencontrer des gens incroyables de bienveillance et d’expérience (les ASN, membres du Ashoka Support Network) et de nouer des liens avec les autres Fellows de la promotion 2015 (spéciale dédicace à Fabrice Hegron de « En direct des éleveurs » et Jérémy Lachal de Bibliothèque Sans Frontières) et des promotions précédentes.

Et si vous voulez revoir mon discours en vidéo où je parle des Bisounours du numérique, c’est là :

En savoir plus sur Ashoka, regardez la vidéo ci-dessous ou baladez vous sur leur site web :

Merci @jbsemerdjian et @frwrds pour ce beau « Portrait » de moi

C’était un peu à l’arrache mais c’était bien cet échange avec toi Jean Baptiste…
Je m’attendais pas à ce que ça donnerait, et ça donne ça et c’est top donc merci :

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Lire l’article portrait

 

Burning Man comme possibilité

Pas de spectateurs : c’est un des crédos de Burning Man, le festival un peu particulier qui se déroule chaque année depuis 1986 en plein milieu du désert du Nevada et maintenant aussi en Europe, en Israël, en Afrique du Sud, en Corée…

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Evénement singulier à plusieurs titres, Burning Man attire de nombreuses personnes du monde entier car il procure une expérience collective unique aux individus qui y participent puisqu’il s’agit de monter de toute pièce une véritable ville en plein désert – Black Rock City – d’y vivre en autarcie pendant plusieurs jours sans intervention ni lien avec l’extérieur et ensuite de la démonter sans laisser aucune trace à la fin du festival. Empruntant aux rites païens, aux cultures de la fête et des raves, aux carnavals et aux manifestations dans l’espace public et à Mad Max autant qu’au Spring Break, Burning Man a créé une communauté originale – les burners – rassemblée autour de valeurs très spécifiques qui ont été comparées à celles en vigueur dans le monde des logiciels libres, des communautés hippies ou religieuses, des travellers, etc.

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Pas de spectateurs mais aussi du partage, de la débrouillardise et de l’innovation jugaad, l’interdiction des échanges marchands pendant le festival : autant de parti-pris forts qui se sont exportés au-delà de Black Rock City mais également dans un contexte plus spécifique malheureusement assez mal connu : celui d’une ONG.

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C’est en effet en 2005, alors que l’ouragan Katrina dévaste la Louisiane et le Mississippi en plein festival que le bouche à oreille au sein des « burners », relayé par la Black Rock Information Radio (BMIR, 94,5 FM), se développe et va rapidement aboutir à une réponse humanitaire portée par « Burners Without Borders ». Plus de 100 volontaires partent sur place et établissent un camp à Biloxi Mississipi pour prêter main forte aux sinistrés, construire des abris de fortune, mettre en place des infrastructures facilitant la vie des personnes et créer de petits îlots de solidarité à l’image de mini Back Rock Cities.

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2 ans plus tard, « Burners Without Borders » interviendra également après un tremblement de terre au Pérou, à Pisco, et à Monbasa au Kenya. Preuve qu’un rassemblement hétéroclite de fêtards, de newagers, de hipsters apatrides, de militants, de curieux et d’individus en mal d’expériences atypiques peut aussi donner naissance à des actions plus « sérieuses », solidaires et humanitaires, mais tout autant politiques que l’idée d’origine de Burning Man : un autre monde et d’un autre mode de vie sont possibles, il n’y a pas que l’individualisme comme horizon indépassable…

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Ca me ferait presque penser aux « dérives » humanitaires, politiques et associatives, auxquelles j’ai assisté et participé, de l’hacktivisme avec les représentants de la société civile, rapprochement qui a vu des Anonymous et des personnes issues de Télécomix rejoindre les combats et les rangs d’ONG… et qui était pourtant considéré comme incongru, contre nature et signe d’une instrumentalisation néfaste aux valeurs des hackers.

Mais ce serait faire un rapprochement qui ne doit pas être fait…

Enfin quoique 😉

Ma pomme dans Libération en portrait avec une photo qui va rester ;-)

Des compagnon(e)s de route professionnels qui disent du bien de moi, une journaliste qui a passé du temps à comprendre l’incompréhensible (mon parcours, mes paradoxes, mon rythme) et un photographe qui a improvisé avec des éléments de décor issus des travaux de l’usine où nous sommes à Montreuil une photo qui va me suivre longtemps car certains esprits mal tournés y ont vu une référence phallique : c’était mon portrait dans le cahier Ecofuturs de Libération.

(Photo Audoin Desforges pour Libération)
Photo Audoin Desforges pour Libération

L’article intégral en ligne

Retour au pays des hackers

J’avais pourtant dit que je m’en mêlerais plus (voir ici) mais j’ai pas pu résister, et pour de bonnes raisons 😉

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D’abord parce que c’était à la Bellevilloise et que c’est un endroit super, que je connaissais pas (c’est là que je vois que je vieilli et que je suis devenu ringard), mais surtout parce que c’était pour des gens super et en premier lieu Flo (Laval) le réalisateur du documentaire « Les Gardiens du Nouveau Monde » sur l’hacktivisme et dans lequel je figure à deux moments différents :

  • d’abord à titre « perso » car c’était au moment où j’ai co-organisé avec RSF, Télécomix et la FIDH la venue de Richard Stallman à Paris il y a quelques années, le M. avait même dormi chez moi pendant 3 jours et je l’avais baladé de rédactions en rédactions pour qu’il égrène sa propagande libriste et anti-logiciels privateurs…
  • ensuite au nom de Simplon.co que Flo a bien voulu représenter dans le film en tant que lieu qui a accueilli (et qui continuera d’accueillir) des « cafés vie privée » poursensibiliser et outiller le grand public en matière de sécurité et de protection de sa vie privée sur Internet, mais aussi parce que Simplon est une initiative visant à démocratiser la programmation informatique, son appropriation par tous et au bénéfice d’une plus grande citoyenneté et souveraineté technologiques (je l’en remercie d’ailleurs), donc on est en plein dans le sujet !

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Mais aussi parce que ça m’a permis de boucler la boucle avec ce milieu qui m’a fasciné et dans lequel j’ai rencontré des gens extraordinaires qui m’ont fait progressé intellectuellement et politiquement, certains étaient là (Amaëlle, Okhin…), d’autres pas (Nico) et d’autres que j’ai découvert plus tard mais qui tournent aussi autour des problématiques d’inclusion, de droits de l’homme et de droits civiques numériques (Jean Baptiste, Sylvain…).

Ca m’a replongé dans ces années folles où j’ai assisté, contribué, permis, anticipé, avec mon complice Nicolas Danet, à la jonction entre les ONG et les hacktivistes, à l’explosion du phénomène Anonymous en France et à des débats structurants qui ne sont pas terminés (lire l’article d’Okhin sur le sujet) sur la vocation de l’hacktivisme, son rapport au grand public, sa responsabilité, la question du genre dans l’informatique et l’hacktivisme…

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Et c’est vrai que ce documentaire de Flo, et bien au delà d’en être un acteur, j’en ai été un initiateur, avec Nico D., donc ça m’a fait bien plaisir de soutenir ce film, et son réalisateur, et de retrouver le petit landerneau.

Mais ça, c’était avant…